Un grand nombre de litiges sont portés devant le juge par des entreprises afin de faire requalifier leurs contrats de fourniture en contrat de sous-traitance et bénéficier des avantages propres à ce type de contrat (comme le paiement direct, ou l'obligation de caution par l'entreprise principale, dont le défaut entraîne la nullité du contrat et le paiement de toutes les prestations réalisées par le sous-traitant malgré l'existence d'un forfait).
Saisies récemment de cette question par l'un de nos clients, c'est l'occasion de faire le point sur la différence entre ces deux types de contrat, étant précisé que le juge administratif et le juge judiciaire partagent la même grille de lecture.
Le contrat de fourniture porte sur la réalisation et la livraison de biens « standardisés » qui, s'ils peuvent répondre aux exigences spécifiques de l'entreprise donneuse d'ordre, n'ont pas été réalisés complètement sur-mesure et pourraient, in fine, être installés sur d'autres chantiers. Tel est le cas :
A l'inverse, le contrat de sous-traitance porte sur la réalisation de prestations « sur-mesure ». Tel est le cas de :
Le point central pour distinguer s'il y a un contrat de sous-traitance ou de fournitures c'est de savoir à quel point l'entreprise bénéficiaire du contrat a dû adapter ses méthodes de travail pour exécuter ses obligations et a fourni un bien parfaitement adapté. Ainsi, en cas de fournitures de biens standardisés, le contrat sera un contrat de fournitures, alors qu'en cas de fourniture de biens sur-mesure nécessitant des études spécifiques ou des techniques spécifiques, le contrat sera un contrat de sous-traitance.
La différence de qualification est importante, puisque le fournisseur ne bénéficie pas des mêmes garanties que le sous-traitant.
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